La couleur des pierres

Rubis, émeraudes, saphirs. Autant de couleurs convoquées au service de la création. Initiés en 1858, cette palette chromatique parle d'émotion.
Cette histoire, quatre générations de Boucheron l'ont portée. Frédéric, le pionnier. Louis, l'expert. Gérard, le voyageur. Alain, le créatif. Aujourd'hui, la quête se poursuit avec Hélène Poulit-Duquesne et Claire Choisne qui sillonnent le monde pour trouver la pierre juste. Celle qui saura porter l'intention créative. Avec style.

vert émeraude


Le chrome et le vanadium. C’est ce qui fait d’un béryl une émeraude, avec un vert oscillant entre le bleu et le jaune. À l’intérieur, on aperçoit des « jardins » : des cristaux liquides ou solides, qui peuvent renfermer des bulles d’air. Ces traces - qu’on appelle des inclusions - racontent comment la pierre s’est formée. 

Connaître une pierre, c'est aussi savoir comment la porter. Avec un vert d’une telle intensité, jouez les contrastes de couleurs.


La vivacité
 du vert émeraude contre la chaleur de l’ocre. Deux couleurs contraires qui se répondent. Un accord automnal aux accents de sous-bois. 
 


Le vert émeraude, le vieux rose et le rouge grenat. Une gamme de couleurs florale comme une roseraie anglaise. Décidément, les opposées s’attirent. 

bleu saphir


Le fer et le titane. C’est leur présence qui fait naître la teinte la plus célèbre des saphirs : le bleu. Nuit, cornflower, royal, il se décline en une centaine de nuances. Quand on regarde de plus près, on découvre des aiguilles de rutile. Parfois, elles dessinent une étoile. Une inclusion très rare, qu’on appelle saphir étoilé.

À chaque ton de bleu, sa façon de le porter. Associez ou opposez les couleurs.


Un dégradé de bleu, de cyan à indigo. Au sein de la même palette, les teintes ne peuvent que s’accorder. Un classique toujours juste.  


Du bleu nuit sur du bronze. Une opposition de couleurs pour un look qui souffle le chaud comme le froid. 

rouge rubis


Le chrome. Tout se joue à ce seul élément pour faire d’un corindon un rubis. Du grenat au vermeil, ce rouge se forme lentement. Sous terre, à plus de 20 kilomètres de profondeur, et entre 500 et 900 degrés. Ces conditions extrêmes laissent des traces dans la pierre. Des petits cristaux aux reflets arc-en-ciel, qu’on appelle des inclusions de rutile.

Cette palette de rouge refuse la discrétion. Assumez le parti pris : ton sur ton ou contraste franc.


Une combinaison de rouge et de rose. Un camaïeu gourmand. À croquer.


Du rouge superposé à des nuances de bleus et de vert. Un contraste de couleurs primaires. La tension chromatique à son comble. 

En quête des couleurs les plus rares. Celles qui suscitent l’émotion et perpétuent l’expertise gemmologique de la Maison. Suivez Hélène Poulit-Duquesne, CEO de Boucheron, et Claire Choisne, Directrice de la Création, aux quatre coins du monde.

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